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 Chapitre I

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Mila
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Age : 16

MessageSujet: Chapitre I   Mar 12 Avr - 7:45


Chapitre I
À genou, j'étais à genou. Appuyée sur les avant-bras, courbée, je sentais le sol froid et dur contre ma peau parcourue de picotements. La douleur me transperçait toujours le corps alors que tout était terminé. Je ne parvenais pas à me souvenir de quoi que ce soit. Ni où j'étais, ni ce que je faisais ici. Je ne savais ce qui se trouvait autour de moi. Ma vue était floue et cela s'empirait avec mon envie de sommeiller. Mon corps eu un brusque tremblement, un frisson et je m'écroulais au sol accentuant la douleur qui parcourait chacune de mes cellules. Je me serais bien endormie dessus à ce moment-là, le sol paraissait tellement confortable à ce moment présent. Tellement accueillant pour un sommeil réparateur. Mais je m'y refusais, je sentais qu'on ne m'en laisserait pas le temps non plus. Il fallait que je réfléchisse. On ne m'avait rien fait pour que je souffre... Ce devait être des radiations au niveau de mon cerveau qui faisait n'importe quoi. Première supposition. Pas le temps de réfléchir à d'autres suppositions, il fallait que je trouve un moyen de m'enfuir. Je ne savais pas ce que l'on me faisait mais pour que je sois épuisée et dans cet état de famine et de soif presque mortel, c'était que je n'étais pas en sécurité. Un bout de verre se trouvait à côté de moi. Coïncidence? Aucune idée. Je le saisis du bout des doigts. Mon reflet m'apparut : un teint livide normalement hâlé me semblait-il, des yeux brillants de fatigue aux iris rubis, le regard complet semblant près à assassiner n'importe qui même si ce n'était pas dans mon intention actuellement, des cheveux aux teintes auburn et cuivrées avec quelques très fines mèches presque blondes, le tout coupé en pointes effilées, deux mèches en avant descendant jusqu'aux épaules. Je remarquais que ma main était enveloppée par de fins fils d'argent qui maintenait un cercle en argent dont l'intérieur se mit à irradier d'une lumière pâle; verte. Mon estomac ne grognait plus. La faim et la soif se dissipèrent, comme si cela me nourrissait et m'abreuvait. En revanche cela ne calmait pas mes crampes d'estomac... Comme s'il se rétrécissait... Depuis combien de temps avais-je souffert comme ça? Impossible de le dire. En tout cas assez longtemps pour que je ne sois pas nourrie au point de ne plus avoir l'habitude de m'alimenter. Mes vêtements étaient trempés de sueur qui plus est. Une flaque avait commencé à apparaître sous moi et je me demandais ce qu'ils avaient pu me faire et comment j'avais pu tenir assez longtemps pour en arriver là. Vu les cernes qui soulignaient mes yeux, je n'avais pas dormi depuis très longtemps. La seule chose dont je me souvenais c'était que je souffrais terriblement. Je me rendis compte que les mêmes réflexions me revenaient encore et encore en tête. Comme si je ne me rappellais pas que je venais de les penser.
La pointe de chaussures violettes apparut devant moi. On m'attrapa d'un coup sec sous les aisselles, une personne de chaque côté. Je les observais. Ils étaient dans des combinaisons telles que l'on ne pouvait absolument rien voir d'eux. Ni leurs yeux, car il y avait une vitre teintée, ni une trace de peau. Je ne pouvais pas les entendre mais j'étais sûre qu'ils communiquaient. En revanche la femme devant moi, tout juste adulte à la coupe en chignon avec une mèche qui lui cache un œil et une longue mèche sur son côté gauche, le tout bleu cendré; était enveloppée d'une tunique violette et me fixait d'un regard hautain, le menton haut, son regard bleu glacé presque blanc orné de lunettes violettes, me fusillait du regard, me méprisant littéralement. Qu'est-ce que j'avais bien pu faire. Elle cracha avec un dégoût :
«Mettez-la dans la cellule 8729. Si elle se rebelle tuez là.»
Les bras puissants des deux gardes me soulevèrent. Je tentais de me mettre debout mais mes jambes me lâchèrent et ils me traînèrent sans ménagement dans les nombreux couloirs. Je perdis vite le fils du temps et j'étais incapable de me souvenir du chemin. Mes yeux se fermaient mais on me réveillait chaque fois en me secouant. Les yeux à demi-fermés, j'observais tout au travers de la brume qui recouvrait mon regard. Je voulais dormir. Mes paupières pesaient des milliers de tonnes. Trop tard, il fallait que je les ferme. Je n'en pouvais plus c'était plus fort que moi... Je les fermais, le sommeil m'attrapa directement mais on me secoua une nouvelle fois violemment et je rouvris à demi les yeux. Pourquoi est-ce que l'on me maltraitait ainsi? Je voyais des cellules tout du long des murs de droites. Elles étaient très grandes mais les espaces entre chaqu'unes suffisait à ce qu'ils ne puissent communiquer autrement qu'en hurlant. Des gardes étaient postés devant chaque cellule. Derrière moi j'entendais le tintamarre de quatre autres paires de bottes en plus de mes gardes et de la cruelle femme. Pourquoi autant de gardes? Pourquoi était-on prisonnier? Qu'est-ce qu'on avait fait pour être là? J'en avais marre de réfléchir je voulais juste dormir. L'idée de me rebeller pour échapper à leur bras et aller me recroqueviller sur le sol et dormir était très tentante mais on avait ordonné de me tuer dans ce cas-là. Est-ce que je voulais vraiment mourir? Après tout je n'avais plus de souvenirs et j'étais bien incapable de faire quoi que ce soit à part souffrir. Non. Je voulais encore vivre.
Le garde à ma droite me lâcha et je manquais de m'écrouler de ce côté. Celui de gauche me rattrapa rapidement et dès que l'autre eut ouvert la cellule, il me jeta dedans avec une violence qui réveilla toutes mes douleurs. Mais je m'en fichais. J'avais l'impression que l'on venait de me jeter sur un lit même si ce n'était qu'un parquet. Je me roulais en boule, là, alors que la porte claquait en frôlant mon pied. La dernière chose que je vis ce fut les armes pointées sur moi qui étaient rangées.
***
Je repris mes esprits mais n'ouvrais pas tout de suite les yeux. Où est-ce que j'étais? Des souvenirs, il me fallait des souvenirs. La douleur, les gardes, les cellules. J'étais emprisonnée. Perspicace hein? Qu'est-ce que je faisais par terre? Je m'étais évanouie de fatigue. J'ouvris un œil et la première chose que je vis fut mon poignet droit dépourvu de l'appareil qui me tenait en vie. La faim et la soif étaient bien présentes et ne semblaient pas prêtes à s'assourdir. Pourquoi j'étais là? Des souvenirs, il me fallait encore des souvenirs. Pourquoi je n'en avais plus? Je cherchais la moindre trace de n'importe quoi dans ma tête. La seule chose qui me revint c'est : Nyline. Je m'appelais Nyline. Un frisson dû au froid de la fatigue me sortit de mes pensées. Je réfléchirais plus tard, il fallait que je survive avant tout. Je me redressais tant bien que mal sur un coude, toute fébrile que j'étais et observais les alentours. Derrière mes pieds se trouvaient les larges barreaux à la verticale entre lesquels je ne pouvais passer. Un garde me tournait le dos, posté devant la porte. Je me rendis aussi compte que toute la salle était propre. Le lit était bordé avec une couverture verte. Vraiment tout était en bois sauf ce qui servait de chaises. Autour de la table ronde pourvue d'une nappe verte aux contours vert clair, se trouvaient des coussins à l'apparence confortable de couleurs diverses, le tout posé sur une tapis en losange de couleur identique à la nappe avec des tressages cuivré et or. Je me mis à quatre pattes et allais m'approprier le bleu clair. Je ne pris même pas la peine de m'asseoir dessus, à bonne hauteur, je posais ma poitrine et les bras dessus et me laissait poser ainsi, laissant mes muscles se reposer. À côté du lit se trouvait une penderie et tout à gauche au coin se trouvait des toilettes... des toilettes mais pas de douche à mon plus grand regret du moment. Je remarquais une petite coiffeuse à l'opposé du lit qui se trouvait à droite de la vaste salle. Le reflet éloigné que j'en voyais montrait que mon visage était moins marqué par les cernes et que mon teint était redevenu hâlé en revanche mes lèvres étaient très légèrement bleutées à cause des frissons. Je remarquais subitement que ma poitrine était entourée de bandage tout comme mon entre-jambe. Des bandages qui ne servaient qu'à dissimuler. Au point où j'en étais que ce soit un homme ou une femme qui m'ait changé ça ne me faisait ni chaud ni froid.
Le déclic de la serrure se fit entendre. Quelqu'un entrait mais je lui tournais le dos. Je n'avais pas envie de bouger. J'étais trop bien installée comme ça et il était hors de questions que je bouge. Je me détendis encore plus contre le coussin bien que je restasse sur mes gardes. La porte s'ouvrit et se referma. Quelqu'un entrait, j'entendais légèrement sa respiration et chaque pas qui se décollait du sol. Cet individu s'accroupit à côté de moi après avoir posé un bol fumant dont dépassais le bout d'une cuillère sur la table. Je relevais les yeux et remarquais que c'était une vieille dame, plus petite que moi. Ses cheveux étaient un peu ternes mais ils n'avaient pas perdu de leur couleur. Cette femme ressemblait à celle qui m'avait emmené jusqu'ici. La même couleur de cheveux, les yeux bleu clair presque blanc. Mais celle-ci ne portait pas de lunettes. Elles se ressemblaient trop pour que je puisse être en confiance.
Je sursautais lorsqu'elle posa une main délicate dans mon dos. Elle n'essaya pas de me bouger et je les trais de mon visage se détendirent inconsciemment. Je pris soudain conscience que je la fixais avec des yeux d'enfant égarée, prête à pleurer. Je ne pleurerais pas. Il en était hors de question! Je repris un air bien sérieux voir agacé et cracha sans retenu :«Qu'est-ce que vous allez encore me faire?!
-Rien. Calme toi.»
Elle me caressa doucement la tête et sans comprendre pourquoi, quelque chose de doux sembla m'envelopper et me calma peu à peu. Je me laissais faire, je n'avais pas envie d'y résister. Après tout, elle ne me faisait pas encore de mal. Je pouvais profiter de ce petit moment de répit où j'étais consciente. Elle sortit un bracelet de ma poche et m'attrapa le poignet. Je voulus l'enlever d'un geste sec mais elle m'en empêcha. Je levais un sourcil, soit elle était plutôt forte, soit je n'avais plus de force du tout. Son bracelet prit place autour de mon poignet, s'attachant avec les petits filaments gris. La petite bannière d'argent était gravée du nombre : 6426. J'en suis donc réduite à cela? Une vulgaire expérience? Je perds toute mon identité ici? Pensais-je avec tristesse. Je dégageais mon poignet et elle ne m'en empêcha pas. De mon autre main j'essayais d'arracher le bracelet avec force mais en vain. J'étais toujours vautrée sur le pouf mais je savais que même en me redressant et en y mettant toute ma force je ne pourrais l'enlever. Je ne savais pas comment l'enlever. Il devait forcément y avoir un mécanisme? Je cherchais, examinant la chose dans tous les sens en vain. La vieille dame m'interrompit d'une voix douce.
«Tu n'arriveras pas à l'enlever. Je m'appelle Hélya. Je vais m'occuper de toi pendant ton séjour ici.
-Dans quel sens? Vous allez m'abattre? Mon séjour ne sera pas très long alors.» Dis-je sarcastique.
Même si j'avais envie de me détendre, je ne parvenais pas à lui faire confiance. Qu'allait-elle bien pouvoir me répondre. Est-ce qu'elle allait me confirmer ce que je venais de dire? Je frissonnais à cette idée. Je voulais conserver l'espoir que je puisse m'échapper un jour. Il était hors de question que je meurs ici en tant que stupide expérience. Je n'étais pas un cobaye de laboratoire bon sang! Je refusais catégoriquement d'être considérée comme tel! Si mon corps était un peu plus apte à bouger, je me serais redressée et je l'aurais prise en otage de sorte que l'on me laisse partir! Du moins, j'espérais qu'ils tenaient à elle sinon mon plan tombait à l'eau.
Mon ventre me signala que je commençais VRAIMENT à avoir faim. Mon odorat attira mon attention vers le bol qu'elle avait apporté. Ça n'avait pas vraiment d'odeur, c'était surtout l'odeur de l'eau chaude. Je grimaçais à l'idée que le goût passait à quatre-vingt pourcent pas l'odorat et seulement à vingt pourcent par le goût. Mon estomac se manifesta de nouveau et ne cessa plus. Bon au point où j'en étais je n'avais pas trop le choix. Je tendis le bras et ramenais le bol sur le pouf, assise par terre en tailleur. La dénommée Hélya se mit à rire, voyant que je me mettais n'importe comment. Je regardais le bol avec une couleur transparente légèrement vert foncé. Qu'est-ce qu'ils avaient tous avec le vert? Même la bouffe était verte! C'était quoi ce bazar sérieusement? Je jetais un coup d'œil à Hélya qui continuait de sourire. Elle m'avertit :
«Bois doucement sinon ton organisme va vite le rejeter.»
Confirmation : je n'avais pas mangé depuis longtemps. J'allais plus boire que manger en réalité avec ce bouillon. Je pris une cuillère et grimaçais c'était tellement mauvais que ça me donnait un haut-le-cœur. Hélya prit un air inquiet et m'informa :
«Ne te force pas, tu n'as pas été nourrie pendant trois mois à part via un Anet. Il faut que tu te réhabitues à manger en douceur.»
Confirmation totale. En revanche je commençais à avoir des questions. Je repris une cuillère malgré l'envie de vomir et m'arrêtait là, reposant le bol sur la table. Je m'avachis de nouveau et lui demandais :
«Qu'est-ce qu'un Anet? Et que m'a-t-on fait?
-Un Anet est un appareil, tu as sûrement dû le voir lorsqu'il était fixé à ton poignet, qui permet à son possesseur d'en faire ce qu'il veut. Presque tout ce que tu peux souhaiter. Que ce soit médical ou...
-J'ai compris. Que m'a-t-on fait?
-Je ne peux pas t'en parler.
-Vous m'avez juste torturé? J'ai tout oublié je suppose que c'est à cause de vous.»
Le "vous" étant une globalité, elle ne le prit pas pou elle mais ça ne l'empêcha pas de grimacer. Tout ça tombait sous le sens mais apparemment elle ne comptait rien me dire. Elle me lança un regard malheureux. Sa voix prit une teinte très douce et apaisante et la lueur dans ses yeux m'indiqua qu'elle ne me voulait vraiment pas de mal. Je culpabilisais. Si ça se trouve, cette personne ne me voulait que du bien contrairement aux autres. Mais dans ce cas-là pourquoi était-elle de leur côté? Trop de suppositions, je passais et l'écoutais :
«Te souviens-tu de ton nom?»
Toute deux dos au garde qui, j'en étais sûre écoutais attentivement, elle me fit une mine qui disait : "Tu ne dois pas le dire!"
«Non.
-Ton nom est 6426 désormais.»
Je la fusillais du regard mais elle fit la moue et je me radoucis. Étrangement j'avais envie de lui faire confiance. C'était assez anormal vu ma situation. J'avais toutes les raisons du monde de ne faire confiance à personne. La meilleure chose à quoi je pouvais me fier était encore mon instinct. Le gardien s'en alla sans raison apparente et je soupirais. J'avais l'impression que l'on m'enlevait un poids. Je regrettais d'avoir lâché le morceau de verre la veille bien que je n'eusse nullement l'intention de l'utiliser. Hélya se dirigea vers la penderie et l'ouvrit. Je vis... la même tenue accrochée sur tous les seintres : une longue chemise de nuit bien ouverte dans le dos à peine attachée par un scratch en haut. Mon dieu que c'était laid et mal fichu.
«Par le passé c'était ce que l'on m'était aux patients dans ce que l'on appelait des hôpitaux.»
Je relevais la tête. Comment elle savait cela? Ça remontait sûrement à plus de deux mille ans et il n'existait plus beaucoup d'écrits sur le passé. On se fichait désormais de s'en souvenir. Se souvenir ne servait à rien car nous reproduisions les mêmes erreurs. Est-ce que je venais vraiment de penser ça? Ma mémoire n'était pas du tout défaillante... Non. Elle l'était mais mes souvenirs me revenaient lorsque l'on me parlait de n'importe quoi en rapport. Je commençais à m'en rendre compte. C'était un bon point pour moi. J'avais un temps d'avance sur eux par ce fait. Je pouvais toujours jouer les cruches qui n'a plus de souvenirs et me préparer à... à quoi? À m'évader? Ce serait dur. Je me disais que j'y réfléchirais plus tard.
Au même moment Hélya me tendit un papier. Je lui lançais un regard interrogateur mais elle ne broncha pas. Je m'interrogeais sur la nature de ce papier mais il valait mieux le déplier que d'essayer de deviner après tout. Je le pris délicatement et le dépliai avec la même attention. Je parcourus des yeux le document.
EXPÉRIENCE 6426
Prénom : Nyline
Nom : Inconnu
Age : 18 ans
Sexe :
Taille/Poids : 1m72 pour 48Kg
Armes de Prédilections : Aucune information mais elle sait en manier beaucoup.
Deley : Nous ne savons pas ce qu'il s'est produit...
Possibilité de rejoindre nos troupes : Peut-être après un très long lavage de cerveau. Peu de chance qu'elle en meurt d'ailleurs car sa volonté est extrême mais il y a aussi peu de chance qu'elle ne finisse pas par se souvenir de quelque chose un jour.
Importance chez les ennemis : Ils feront sûrement tout pour la récupérer. Elle est une de leur plus farouche guerrière qui possède un Deley extrêmement puissant. Même eux ne savent pas de quoi elle est capable.
Saisie le 11 Décembre 5829 : La patiente s'est rebellée et à failli décimer nos troupes entières, réduisant à elle seules nos troupes de mille soldats à une dizaine de survivants. Nous l'avons eu en prenant sa sœur en otage.
Capacités des sens : Maximal
Famille :
Parents : Dela - Dust : Assassinés
Frère : Rivan : Disparu après avoir séjourner chez nous
Sœur : Kyel : Assassinée après avoir été prise en otage.

J'étais totalement ahurie mais je ne m'arrêtais pas à ça. Je voulais découvrir ce qu'il y avait sur la seconde feuille. Je remarquais au passage qu'en plus de l'odeur d'Hélya, les feuilles portaient une autre odeur familière.
EXPÉRIENCE 5865
PÂénom : Rivan
Nom : Inconnu
Age : 20 ans
Sexe :
Taille/Poids : 1m85 pour 58Kg
Armes de Prédilections : L'épée et les poignards
Deley : Il transforme son énergie en foudre.
Possibilité de rejoindre nos troupes : Moyenne
Importance chez les ennemis : Il est le grand frère de deux jeunes filles qui feront à coup sûr tout pour le retrouver.
Saisie le 24 Juillet 5829 : Il a été saisi grâce à une fléchette anesthésiante. Nous avons fui ses compagnons pour l'emporter. Nous avons réussi à avoir une petite fille dans le lot mais son grand frère est à sa recherche.
Capacités des sens : Presque maximal
Famille :
Parents : Dela - Dust : Assassinés
Sœurs : Kyel : Assassinée après avoir été prise en otage.
Nyline : Encore dans leur camp.

Je rendis les papiers à Hélya tandis que l'envie de pleurer me montait aux yeux. Les souvenirs me revinrent. Un violent souvenir, le jour de ma capture. Je me déchaînais, la foudre s'abattait sur une grande partie des troupes ennemies. Un ennemi dans mon dos s'envola et s'écrasa avec une telle violence contre une butte que son corps explosa littéralement. Les mots sortirent de ma bouche en un rugissement :
«Où est mon frère?! Je ne le répéterais pas! Où se trouve Rivan!!»
Un sourire se peignait sur le visage de quelques-uns. Une flamme jaillit de mes mains et fonça droit sur eux. Ils esquivèrent et d'autres prirent pour eux. Je ne me donnais même pas la peine de la rediriger. Le sol s'ouvrit sous leurs pieds et ils tombèrent dans une faille qui se referma immédiatement, les écrasant sûrement. Leur hurlement s'éteignit aussi vite qu'il était apparu et subitement la gravité les écrasa tous à terre.
«Ny!» Gémit une petite voix.
Je cherchais la provenance de ce son familier. C'était Kyel ma sœur, ma chère et tendre sœur. Pourquoi était-elle là? Pourquoi m'avait-elle suivie? Je relâchais la graviter à son niveau. Elle était dans les bras d'une femme, un couteau sous la gorge. Étrangement je pouvais voir au travers de leur combinaison. Tout mon Deley s'effaça, comme si la panique et l'inquiétude m'empêchaient de l'utiliser. Oui c'était ça. Le souvenir me revenait. Je n'étais destructrice que lorsque j'étais en colère. Mais quand il y avait une pointe d'un autre sentiment il reprenait des caractéristiques normales et devenait beaucoup moins puissant. De plus, à ce moment-là, je m'épuisais même si l'adrénaline m'empêchait de m'en apercevoir. Nous étions presque aux portes des humains, de leur cité. Je me souvenais qu'on m'avait assommé par-derrière parce que je m'étais rendue. La dernière chose que j'avais entendue fut le long hurlement de ma petite sœur de dix ans qui m'appelait par mon diminutif. Mais elle était morte n'est-ce pas? Non j'avais un souvenir qui ne me revenait pas. Un dernier souvenir. Je forçais mais une migraine vint se servir de ma tête comme terrain de jeux. Je ne voulais pas abandonner. Quelqu'un. Quelqu'un que je connaissais très bien... Je n'arrivais pas à m'en souvenir. Était-elle vraiment morte?
Je reportais mon attention sur la vieille dame qui venait de me fournir ces dossiers. Ce n'était pas normal. Pourquoi m'aidait-elle? Je me sentais de plus en plus attirée par elle. Pas dans un sens hormonal non. Peut-être mon Deley. Sûrement dans un sens énergétique. Comme un pressentiment. Serait-elle de notre sang? Que ferait-elle chez les ennemis dans ce cas-là?! Il était peu probable qu'elle réponde à autant de questions. Surtout aussi personnel. C'est pourquoi je décidais de faire les choses dans l'ordre, lentement mais sûrement.
«Ce sont des documents officiels n'est-ce pas?
-Pas tout à fait. Ils sont vrais, ceux-là en tout cas de ce que j'en sais. Mais ce sont des brouillons qui attendent encore d'être validés ou non.
-Pourquoi vous prenez ce risque pour moi? Si je reste perspicace vous n'avez pas l'autorisation de me fournir ceci, j'ai tort?
-Non tu as tout à fait raison. Mais je ne peux t'en dire la raison. Pas encore.
-Chaque chose en son temps c'est ça?
-Exactement. Je n'aurais pas su mieux dire.»
Elle esquissa un sourire que je lui rendis, déridant mon visage qui était devenu très sérieux. Je ne voulais pas réfléchir à l'horreur de ce souvenir. Il m'était venu en flash et je ne savais pas moi-même de quoi j'étais capable.
«Vous m'en avez déjà dit trop ou pas assez. Je ne vous embêterai qu'avec une unique question.
-Vas-y.
-Qu'est-ce que le Deley. Précisément. Ajoutais-je tandis qu'elle soupirait.
-Je te dois bien ça. Le Deley est une force intérieure, une sorte d'énergie qui est caractéristique à chaque personne. Chacun sait la manier et la transformer d'une certaine façon. Parfois, il est possible que les possesseurs du Deley s'apprennent comment donner une forme autre que celle de base à son Deley. Mais le Deley se consume vite et l'épuisement vient facilement. Il est difficile d'utiliser des formes de Deley autre que celle qui lui est propre. Hors certains Deley possèdent plusieurs formes de bases. J'ai connu quelques personnes qui en ont plusieurs comme toi. Je ne sais pas si tu possèdes plusieurs formes de base ou si tu les as apprises, mais en tout cas tu es très puissante. Tu es redoutée par tous et surtout par Naya. Naya n'a jamais redouté personne et même maintenant, elle te craint. Tu es exceptionnel. Je ne sais pas si tu es capable de te souvenir de ce dont tu es capable. Ton passé risque de revenir lentement mais il reviendra. À partir du moment où tu te souviens ne serait-ce que de ton nom ou de ta volonté, tu finiras par te souvenir de tout. Au début tu ne comprendras pas toutes les scènes et elles t'apparaitront en désordre mais tôt ou tard tu sauras y mettre de l'ordre. Ça se fera naturellement même.»
Je l'avais écouté attentivement à ce moment-là. Je ne doutais pas de la véracité de ses propos. J'avais pleinement confiance en ses dires, mon instinct me soufflait que c'était la vérité. Mon instinct me soufflait que je pouvais avoir confiance en elle. De plus, elle avait l'air toute gentille et inoffensive. Du moins je l'espérais. Je lui soufflais un gentil "merci" pour avoir répondu à ma question. Bien. Jusque-là, elle ne me démentait pas et répondait relativement précisément.
«Quel est votre rôle dans tout cela?
-Mon rôle est de guider et réconforter les nouveaux venus afin qu'ils apprennent à être comme ils le souhaiteraient. De bons cobayes qui font ce qu'on leur demande sans que l'on le leur demande comme si c'était normal pour eux.
-Mais encore?
-Pardon?
-Vous ne me dîtes pas tout. Mais je suppose que ce n'est pas encore le moment.
-Une nouvelle fois tu vises dans le mille. Tu devrais t'essayer à devenir tireuse d'élite. (Un petit rire me secoua.)
-Il faudrait que je puisse sortir de là pour ça. Je ne suis pas sûre qu'ils prennent le risque de se faire tuer.
-En effet je doute qu'ils soient coopératifs.
-Nouvelle question. Y a-t-il des caméras?
-Non. Ils accueillent un patient non loin de ta cellule qui sur une très large zone bloque tout appareil créé par l'homme. Il ne le fait pas consciemment c'est ce qui les embête le plus mais ils comptent sur moi et ceux de mon rang pour tout leur dire.
-Pourquoi le garde est-il parti?
-Sûrement pour donner l'information que tu ne te souviens pas même de quelque chose d'élémentaire comme ton prénom. Ils doivent avoir confiance et mobilisent les gardes inutiles ailleurs. Tant que je suis avec toi ils ne devraient pas souvent te surveiller. Mais prend garde à ne pas parler trop fort, il peut tout de même y avoir des risques. (J'opinais doucement, tout en assimilant cela.) Je reviendrais demain Nyline. Essaye de te reposer.»
Hélya m'indiqua l'horloge que je n'avais pas remarquée sur le mur face aux barreaux, bien au milieu. Je levais la tête et vis une petite horloge ressemblant à un croissant de lune blanc avec un chat noir posé dessus. Le centre restait transparent tandis que les numéros passaient du noir au blanc, comme si ces derniers flottaient dans l'air. Je pue constater qu'il était vingt-deux heures quarante-huit. J'avais beaucoup dormi effectivement. Je me retournais vers Hélya et lui fis un signe de tête pour la saluer quand elle s'en alla. Je me dirigeais vers mon lit et m'y installais, sans trop prêter attention au fait que les draps étaient se froissaient à cause de mes mouvements. Je regrettais de ne rien avoir pour écrire. Je fermais les yeux et m'imaginais une feuille afin d'y inscrire le récapitulatif de mes connaissances :
-J'avais un Deley très puissant.
-Mon frère avait disparu de leur prison.
-Ma petite sœur était peut-être morte.
-Je devais me souvenir de quelqu'un. (À cette pensée mon cœur se serra comme si cette personne me manquait terriblement, autant que le reste de ma famille.)
-Il fallait que je découvre qui était réellement Hélya.
- Je devais devenir tireuse d'élite. (Peut-être était-ce déjà le cas? Sur mon dossier, il y avait écrit que je maîtrisais pas mal d'armes.)
-Il fallait aussi que je découvre qui était Naya.
-Hélya avait-elle un lien de parenté avec "la cruelle femme"?
-Pourquoi m'aidait-elle?
Mes idées affluaient en masse mais je les repoussais. Chaque chose en son temps. Tout d'abord la première idée. Hélya m'avait expliqué que les Deley étaient des forces énergétiques qui avaient une forme différente suivant les gens. Une ou plusieurs d'ailleurs. Je me remémorais les flashes de mon souvenir. La pensée que j'avais eue revint :"il reprenait des caractéristiques normales et devenait beaucoup moins puissant". Donc, ce pouvoir destructeur était un apprentissage? Quelque chose me soufflait que seule la puissance de ces pouvoirs était un apprentissage. Comme si je pouvais tout faire mais qu'en réalité, seul une forme prenait le dessus par rapport aux autres. Cette idée était bien compliquée. Il allait falloir que j'attende d'autres souvenirs avant de m'avancer sur ce sujet.
Le second sujet me ramenait à plein de questions. J'avais donc un grand frère de vingt ans. Pendant ce souvenir je le cherchais tandis qu'il avait une fiche ici et que sur mon dossier était écrit qu'il s'était évadé. Sur mon dossier il était aussi écrit que j'étais importante. Le seul souvenir qui me revint fut un sentiment. Un sentiment de complicité immense, d'un amour profond aussi. Mon grand frère finirait par me sortir de là j'en étais sûre. Je ne pourrirais pas ici indéfiniment.
Ma petite sœur était peut-être morte? Je ne pouvais en être sûr. Mon instinct me soufflait une nouvelle fois que je ne connaissais pas la réponse. Que je ne pouvais pas me fier à ce dossier mais qu'en même temps je ne pouvais pas trop espérer. Mon instinct était sûrement les souvenirs qui n'étaient pas encore revenus. Les espoirs qui me vinrent étaient liés à cette personne dont je ne pouvais me souvenir.
Je ne pouvais répondre maintenant aux autres sujets surtout que le sommeil me gagnait. J'avais besoin de reprendre des forces si je voulais être capable de faire quoi que ce soit. La seule chose que je pouvais assurer c'est la raison pour laquelle Hélya ne semblait pas avoir peur de moi. Si je levais la main contre elle, ils me tueraient et quelque chose me disait que s'ils n'étaient pas agacés ou si l'ordre venait de certaines personnes en particuliers, ma morte ne serait pas rapide et sans souffrance.
~
W.B


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